Généralités

L’anatomo-pathologiste est le médecin spécialiste qui examine et analyse les tissus prélevés.

Il détermine s’il s’agit, ou non, d’un cancer et analyse les caractéristiques de la tumeur, ce qui contribuera à choisir ensuite le traitement à entreprendre. Les progrès réalisés pour soigner les cancers du sein sont en partie liés aux aux traitements « à la carte » établis en fonction du compte rendu anatomo-pathologique. Il est impossible à un néophyte de saisir tous les détails techniques qui figurent sur le compte rendu de ce médecin hautement spécialisé.

Méthode :

1.Le médecin anatomo-pathologiste commence par réaliser un examen macroscopique (c’est à dire à l’œil nu).

2.Le prélèvement est ensuite recouvert d’encre indélébile, afin que l’anatomo-pathologiste puisse toujours identifier les bords de l’échantillon. Il est divisé en coupes, dans un premier temps pour l’examen extemporané et, dans un second, pour l’examen anatomo-pathologique définitif, après que les prélèvements aient été fixés pour éviter qu’ils se détériorent, et colorés pour faciliter l’interprétation.

3.On réalise ensuite, si nécessaire, l’examen extemporané dont les résultats sont disponibles en quelques minutes. On retire pour cela une infime partie de la tumeur, qu’on analyse immédiatement au microscope. Les résultats sont transmis au chirurgien, qui poursuit ensuite l’intervention en fonction de ce diagnostic, et de ce qu’il avait convenu avec la patiente.

4. On prépare ensuite le reste du prélèvement pour l’examen définitif, qui établira les conclusions définitives concernant les caractéristiques de la tumeur. Plusieurs jours sont nécessaires pour cela, ce qui explique le délai d’attente que l’on impose aux patientes avant de leur communiquer le résultat de leurs analyses. Le tissu qui n’a pas servi à l’examen extemporané est placé dans un fixateur (du formol). L’eau qui reste dans le tissu est retirée et remplacée par de la paraffine. Au bout de 24 heures, les tissus ont suffisamment durci pour être préparés à l’analyse microscopique. L’examen ressemble fort à celui que l’on effectue pour un examen extemporane :

• Le fragment de tissu est découpé en fines tranches, plus fines que l’épaisseur du papier de soie ou d’une cellule. Ces tranches sont déposées sur une lame de verre et colorées avec différents produits chimiques, donnant diverses teintes de rouge et de bleu en fonction des types de tissu.
• L’anatomo-pathologiste analyse ensuite très soigneusement ces lames au microscope et établit un diagnostic.
• On conserve un peu du tissu fixé pour pouvoir répondre à d’éventuelles questions qui se poseraient à l’avenir.Le public s’interroge parfois sur l’utilité de réaliser un examen extemporané, puis un examen anatomo-pathologique définitif. Le premier permet d’obtenir une réponse rapide. En cas de diagnostic positif de cancer, cette méthode est aussi précise que la seconde.Le problème se pose dans le cas contraire. Si aucune cellule cancéreuse n’a été trouvée lors de l’examen extemporané, les résultats de l’examen définitif sont importants car ce dernier est beaucoup plus complet. Par ailleurs, l’examen extemporané permet de faire le diagnostic de cancer, mais ne donne que très peu de précisions sur les caractéristiques de ce cancer. Seul l’examen définitif permet de »typer » avec précision une tumeur.
• Si la tumeur est de petite taille, il est inutile de « gaspiller » du tissu pour un examen extemporané dont les résultats n’apporteront aucune preuve formelle. Il vaut mieux utiliser l’intégralité du prélèvement pour un examen définitif, aux résultats plus fiables.

Ce que "voit" l’anatomo-pathologiste :

- confirmation de la taille
- confirmation des marges d’exérèse
- détermination des caractéristiques morphologiques de la tumeur

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