Informations générales

Le nombre de nouveaux cas de cancer du sein par an en France est de 52500 (estimation 2010). Quelques chiffres :

• Âge moyen au diagnostic en 2005 = 61 ans.
• Taux d’incidence (standardisé monde) en 2010 = 100 pour 100 000 femmes.
• Nombre de décès par cancer du sein en France (estimation 2010) = 11 500.
• Taux de mortalité (standardisé monde) en 2010 = 16 pour 100 000 femmes.
• Âge médian au décès pour la période 2003-2007 = 71 ans.
• Survie relative (diagnostics portés entre 1989 et 1997) à 1 an = 97 %, à 5 ans = 85 %.

Alors que le nombre de nouveaux cas augmente, on constate une baisse de la mortalité par cancer du sein sur la période décennale récente dans toutes les classes d’âge (en particulier chez les femmes jeunes et d’âge moyen) sauf chez les 85 ans et plus, dont le taux a constamment augmenté depuis les années 80.
Ces évolutions inverses s’expliquent notamment :
- par le dépistage organisé qui conduit à des diagnostics plus précoces
- par l’amélioration de l’efficacité des traitements disponibles.

Ce cancer peut aussi apparaître chez l’homme, mais c’est extrêmement rare (moins de 1 % des cancers du sein). Un cancer du sein chez l’homme fait par ailleurs suspecter une origine génétique et une recherche de mutation génétique (gène BRCA2) peut donc être effectuée.

Est-ce que la médecine progresse ? Quelques chiffres pour faire le point sur les progrès.

1960 :
Taux de survie à cinq ans, tous stades confondus : 64%
Pour les cancers localisés au sein : 84%
En cas d'atteinte des ganglions lymphatiques : 54%.
Pour les cancers métastasés : 7%

1980 :
Taux de survie à cinq ans, tous stades confondus : 75%
Pour les cancers localisés au sein : 90%
En cas d'atteinte des ganglions lymphatiques : 69%
Pour les cancers métastasés : 10%

2000 :
Taux de survie à cinq ans, tous stades confondus : 85%
Pour les cancers localisés : 96%
En cas d'atteinte des ganglions lymphatiques : 77%
Pour les cancers métastasés : 21%

Il s’agit ici de données tenant compte uniquement de l’atteinte ganglionnaire et de l’existence de métastases. En fait il existe beaucoup d’autres paramètres qui constituent une « carte d’identité » du cancer. L’étude morphologique et biologique de la tumeur donne beaucoup de renseignements.
D’autre part les traitements eux aussi ont évolué. Il y a plus d’indications de chimiothérapie et de radiothérapie. Les traitements "anti-hormonaux" sont de plus en plus fréquemment prescrits.
Parallèlement à cela la chirurgie est de moins en moins mutilante. Technique de référence jusqu’en 1970, la mastectomie n’est actuellement nécessaire que dans 30% des cas. Lorsqu’un traitement conservateur peut être réalisé, les séquelles esthétiques sont plus rares.
En cas de mastectomie, une reconstruction mammaire peut pratiquement toujours être pratiquée ; soit en même temps que la mastectomie soit après la fin des traitements.

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